⚠️ Alerte du 21 mai 2026 — Île-de-France : les nouvelles demandes du chèque permis LABAZ de la Région Île-de-France ferment demain, jeudi 22 mai 2026 à 12h00. Le dispositif rouvrira sous une nouvelle forme à l’automne 2026, après les Assises de la Jeunesse. Si tu es francilien et tu remplis les conditions, dépose ta demande dès aujourd’hui sur l’application LABAZ.
Tu veux passer ton permis de conduire en 2026, mais le prix te fait hésiter ? Tu n’es pas seul. En France, le coût moyen du permis B se situe entre 1 500 et 2 000 €. C’est un budget conséquent, surtout quand tu es jeune, apprenti ou demandeur d’emploi.
Mauvaise nouvelle, plusieurs aides historiques ont disparu en début d’année. L’aide de 500 € pour les apprentis n’existe plus depuis le 21 février 2026. L’aide de 1 200 € de France Travail a également été supprimée le 1ᵉʳ avril 2026. De plus, le CPF est devenu beaucoup plus restrictif pour le permis B.
Cependant, il reste de nombreuses solutions pour réduire la facture. Tu peux même cumuler plusieurs dispositifs dans la majorité des cas. Ce guide te montre toutes les aides encore actives en 2026, leur montant exact et comment monter ton dossier étape par étape. Tu peux aussi consulter notre guide complet des aides financières pour les jeunes en 2026.
Ce qui a changé en 2026 : les aides supprimées
L’aide de 500 € pour les apprentis, c’est fini
Depuis 2019, tous les apprentis majeurs pouvaient toucher une aide forfaitaire de 500 € pour financer leur permis B. Il suffisait d’être en contrat d’apprentissage et de faire la demande auprès du CFA. Aucune condition de ressources n’était exigée et la procédure tenait en deux pages.
Ce dispositif a été supprimé par l’article 80 de la loi de finances 2026. La mesure est entrée en vigueur le 21 février 2026, au lendemain de la publication au Journal officiel. Par conséquent, plus aucune nouvelle demande n’est recevable depuis cette date.
⚠️ Important : si tu as déposé ta demande avant le 21 février 2026 et que ton CFA l’a transmise à l’ASP avant le 30 avril 2026, ton dossier sera traité normalement. Pour tous les autres, l’aide n’est plus disponible.
Pourquoi cette suppression ? Le gouvernement invoque deux raisons principales. D’abord, une rupture d’égalité avec les étudiants en formation initiale, qui ne touchaient pas cette aide. Ensuite, une redondance avec d’autres dispositifs existants comme le permis à 1 € par jour. Cette mesure permet à l’État d’économiser environ 36 millions d’euros par an.
L’aide France Travail de 1 200 €, c’est fini aussi
L’aide au permis B versée par France Travail (ex-Pôle Emploi) pouvait atteindre 1 200 €. Elle était destinée aux demandeurs d’emploi pour qui l’absence de permis constituait un frein réel à l’embauche. De plus, elle était cumulable avec la plupart des autres aides régionales.
Conformément à la délibération n° 2025-48 du 27 novembre 2025, cette aide est supprimée depuis le 1ᵉʳ avril 2026. France Travail privilégie désormais le financement via le CPF, éventuellement abondé selon la situation du demandeur d’emploi.
Le CPF beaucoup plus restrictif pour le permis B
Le décret n° 2026-127 du 24 février 2026 a modifié les règles du CPF pour le permis de conduire. Désormais, seuls deux profils peuvent l’utiliser pour le permis B : les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail, et les salariés qui bénéficient d’un cofinancement de leur employeur.
Par ailleurs, le montant mobilisable est plafonné à 900 €. En revanche, les permis poids lourds (C, D et dérivés) ne sont pas concernés par ce plafond. Cette restriction vise à recentrer le CPF sur les formations directement liées à l’emploi.
1. Le permis à 1 € par jour : la solution n°1 pour les 15-25 ans
C’est le dispositif le plus accessible en 2026. Le permis à 1 € par jour est un prêt à taux zéro mis en place par l’État depuis 2005. La banque avance le coût de ta formation en auto-école. Tu rembourses ensuite 30 € par mois, sans aucun intérêt. L’État paie les intérêts à ta place.
💡 Bon à savoir : le prix total de ta formation ne change pas. Toutefois, au lieu de payer 1 500 € d’un coup, tu paies 30 € par mois pendant 40 à 50 mois. C’est nettement plus gérable pour un budget jeune.
Les conditions pour en bénéficier
- Avoir entre 15 et 25 ans révolus à la date de signature du contrat de formation
- Préparer le permis B, A1 ou A2
- S’inscrire dans une auto-école labellisée « École conduite qualité », partenaire du dispositif
- Utiliser le prêt pour une première inscription à la formation initiale
Aucune condition de ressources n’est officiellement exigée par l’État. Cependant, la banque qui accorde le prêt peut, elle, vérifier ta capacité de remboursement.
Les montants possibles
Tu peux emprunter 600, 800, 1 000 ou 1 200 € selon le coût exact de ta formation. Le montant est défini par le devis de ton auto-école. En cas d’échec à l’épreuve pratique, un prêt complémentaire de 300 € est possible pour financer des heures supplémentaires.
Toutefois, ce n’est pas un droit automatique. La banque décide d’accorder ou non le prêt selon ta solvabilité. Si tes revenus sont insuffisants, elle peut demander un cautionnement ou un co-emprunteur. D’ailleurs, pour les mineurs en conduite anticipée (AAC), ce sont systématiquement les parents qui empruntent.
Les banques partenaires
Plusieurs grandes banques participent au dispositif : CIC, Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Société Générale, BNP Paribas, La Banque Postale, Banque Populaire et Caisse d’Épargne. La liste complète figure sur la page officielle de la Sécurité routière. Compare les conditions avant de signer, car certaines banques sont plus souples sur le cautionnement.
2. Les aides régionales : le meilleur plan en 2026
Les aides régionales sont désormais la source de financement la plus fiable. L’État délègue de plus en plus la gestion de la mobilité aux territoires. Par conséquent, certaines régions proposent des subventions très généreuses, souvent cumulables avec le permis à 1 € par jour.
Hauts-de-France : jusqu’à 1 350 € avec PERM26
La Région Hauts-de-France propose le dispositif PERM26, une subvention directe qui couvre jusqu’à 90 % du coût du permis B. Le montant atteint 1 200 € pour les demandeurs d’emploi, stagiaires de la formation professionnelle et jeunes en PACEA ou CEJ. Il monte à 1 350 € pour les apprentis de moins de 18 ans, les élèves de terminale Bac Pro ou CAP, ainsi que les élèves des écoles de production.
Conditions principales : avoir entre 16 et 25 ans, résider dans l’un des cinq départements (Aisne, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Somme) et respecter un plafond de revenu fiscal de référence à 17 317 € si tu es fiscalement indépendant, ou 34 634 € si tu es rattaché au foyer parental. La demande s’effectue sur guide-aides.hautsdefrance.fr.
Île-de-France : 1 000 € via LABAZ (avant fermeture du 22 mai 2026)
La Région Île-de-France verse un chèque permis de 1 000 € aux jeunes franciliens de 18 à 25 ans en insertion professionnelle. Tu dois avoir obtenu ton code de la route et être inscrit dans une démarche d’insertion (PACEA en mission locale, stagiaire de la formation régionale, demandeur d’emploi en QPV ou zone rurale).
La demande passe exclusivement par l’application mobile LABAZ. L’aide prend la forme de deux coupons dématérialisés de 500 € chacun, valables 12 mois. Attention : les nouvelles demandes ferment le 22 mai 2026 à 12h00. Le dispositif rouvrira sous une nouvelle forme à l’automne 2026, après les Assises de la Jeunesse organisées par la Région. Plus d’infos sur iledefrance.fr.
Nouvelle-Aquitaine : de 400 à 1 200 € selon tes ressources
La Région Nouvelle-Aquitaine propose une aide modulée selon le revenu par part fiscale. Le barème 2025-2026 est le suivant :
- 1 200 € pour un revenu fiscal inférieur à 9 700 € (700 € pour les apprentis)
- 800 € pour un revenu fiscal entre 9 701 € et 12 000 € (300 € pour les apprentis)
- 400 € pour un revenu fiscal entre 12 001 € et 15 000 €, code obtenu obligatoire
L’aide s’adresse aux jeunes de 17 à 25 ans en insertion professionnelle, notamment les diplômés récents de l’enseignement professionnel ou agricole. La campagne 2026-2027 ouvrira en septembre 2026 sur les-aides.nouvelle-aquitaine.fr.
Auvergne-Rhône-Alpes : PASS’Région jeunes + bénévolat
La Région propose deux dispositifs cumulables. D’abord, une aide régionale directe de 150 € (révisée à la baisse depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, contre 200 € auparavant). Ensuite, le PASS’Région jeunes qui finance le permis B en échange d’heures de bénévolat dans une association agréée.
Le barème PASS’Région jeunes est simple : 200 € contre 35 heures de bénévolat, ou 500 € contre 80 heures. Une majoration de 50 % s’applique pour les jeunes en situation de handicap. Par ailleurs, certains engagements (sapeurs-pompiers volontaires, jeunes sapeurs-pompiers, cadets de la Gendarmerie, arbitres bénévoles) ouvrent automatiquement droit à l’aide.
Autres régions : ne pas oublier de vérifier
Toutes les régions françaises proposent au moins un dispositif. La Bretagne, l’Occitanie, la Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Est, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Centre-Val de Loire, les Pays de la Loire et la Normandie ont chacune leur propre aide au permis. Les montants varient de 200 à 1 200 € selon les régions.
💡 Astuce : tape « aide permis + nom de ta région » sur Google pour trouver le dispositif en vigueur. Tu peux aussi utiliser le simulateur officiel 1jeune1permis sur 1jeune1solution.gouv.fr pour découvrir toutes les aides disponibles près de chez toi.
3. Les missions locales : ton allié pour le financement
Les missions locales disposent de budgets propres pour financer tout ou partie du permis des jeunes de 16 à 25 ans. Les montants varient selon les territoires, généralement de 500 à 1 200 €. L’aide est conditionnée à un parcours d’insertion professionnelle structuré.
Concrètement, ta mission locale peut mobiliser plusieurs leviers selon ton profil. Le permis fait partie des dépenses jugées prioritaires car il favorise directement l’accès à l’emploi.
Le Fonds d’aide aux jeunes (FAJ)
Le FAJ est une aide départementale destinée aux 18-25 ans en difficulté d’insertion. Le permis de conduire fait partie des dépenses éligibles dans la quasi-totalité des départements. Toutefois, le montant moyen est relativement modeste : généralement jusqu’à 700 € par an et par bénéficiaire, parfois plus selon les départements.
Pour en bénéficier, tu dois passer par ta mission locale qui monte le dossier avec toi. Tu dois prouver que le permis est nécessaire à ton projet professionnel (emploi visé, formation, mobilité géographique imposée).
Le Contrat d’Engagement Jeune (CEJ)
Si tu es signataire d’un Contrat d’Engagement Jeune à la mission locale, le permis peut être intégré dans ton projet d’accompagnement. Le CEJ est versé à hauteur de 566,17 € par mois depuis le 1ᵉʳ avril 2026. Cette allocation peut t’aider à constituer une enveloppe pour le permis.
De plus, ton conseiller mission locale peut activer des leviers complémentaires : aide FAJ, orientation vers une auto-école solidaire, accès à des financements régionaux ciblés. Chaque dossier est étudié individuellement. Pour mieux comprendre l’accompagnement de la mission locale, consulte aussi nos pages dédiées à la formation et au projet professionnel.
L’exception « 1 500 € » dans certains territoires
Dans quelques départements, une aide spécifique au permis peut atteindre 1 500 € : 300 € pour le code et 1 200 € pour la pratique. Ce dispositif n’est pas généralisé. Renseigne-toi auprès de ta mission locale pour savoir s’il existe chez toi. Tu peux trouver ta mission locale la plus proche dans notre annuaire.
4. Le CPF : possible mais sous conditions
Tu peux encore utiliser ton Compte Personnel de Formation pour financer le permis B. Cependant, les règles sont devenues beaucoup plus strictes en 2026. Le décret du 24 février 2026 limite fortement les profils éligibles.
Tu es éligible si :
- Tu es demandeur d’emploi inscrit à France Travail au moment de la demande
- OU tu es salarié avec un cofinancement de ton employeur (accord d’entreprise ou décision individuelle)
- Le permis est nécessaire à ton projet professionnel, prouvé par un courrier de motivation
- Tu ne possèdes pas déjà un permis valide dans la catégorie visée
Le montant mobilisable est plafonné à 900 € pour les permis B, B1, A1 et A2. En revanche, aucun plafond ne s’applique pour les permis poids lourds (C, D et dérivés), qui restent intégralement finançables. Tu peux vérifier tes droits et faire ta demande sur moncompteformation.gouv.fr.
Le reste à charge : prévois 30 % depuis avril 2026
Depuis avril 2026, tous les bénéficiaires du CPF doivent assumer un reste à charge de 30 % du coût de la formation (sauf demandeurs d’emploi et bénéficiaires de l’abondement employeur). Cela signifie que sur une formation à 1 200 €, tu débourses environ 360 € de ta poche, même si ton solde CPF est suffisant.
5. Les aides des OPCO et de Pro BTP
Même si l’aide nationale de 500 € a disparu, certaines branches professionnelles proposent encore des aides ciblées. C’est notamment le cas dans le bâtiment et les travaux publics, où Pro BTP maintient son dispositif co-financé.
Pro BTP : de 300 à 700 € selon tes ressources
Pro BTP propose une aide au permis B pour les apprentis et alternants affiliés au secteur du BTP. Le montant n’est pas uniforme : il varie de 300 à 700 € selon les ressources annuelles de ton foyer fiscal. La moyenne se situe autour de 600 €, versés directement à l’auto-école.
Conditions principales : être apprenti dans le secteur du bâtiment, avoir entre 15 et 30 ans, être en deuxième année d’alternance, avoir des revenus inférieurs à 100 % du SMIC, et dépendre d’un foyer dont les ressources annuelles ne dépassent pas 25 000 €. Plus d’infos sur probtp.com.
Les autres OPCO sectoriels
Selon ta branche professionnelle, ton OPCO peut proposer un dispositif spécifique. C’est le cas dans le transport, la logistique, l’agriculture ou l’hôtellerie-restauration. Renseigne-toi auprès de ton employeur ou directement auprès de ton OPCO de rattachement pour vérifier si une aide existe.
6. Autres solutions pour réduire le coût
Le microcrédit social de l’ADIE : jusqu’à 8 000 €
Si tu ne peux pas accéder au crédit bancaire classique, l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) propose un microcrédit mobilité jusqu’à 8 000 €. Le permis de conduire fait partie des projets éligibles. Tu peux être intérimaire, intermittent, à mi-temps, étudiant, en CDD ou demandeur d’emploi : tous les statuts sont acceptés.
La condition principale : démontrer que le permis facilite ton accès à l’emploi. Une personne de ton entourage doit également se porter garante à hauteur de 50 % du montant emprunté. Exemple concret : un emprunt de 1 525 € pour financer un permis se rembourse sur 24 mois avec des mensualités de 69,82 €. Délai de réponse : 10 jours, déblocage des fonds sous 48h. Plus d’infos sur adie.org.
Les bourses municipales au permis
Certaines communes ou intercommunalités proposent une bourse au permis. Le principe est simple : la mairie finance une partie de ton permis (entre 300 et 800 € selon les villes) en échange d’heures de bénévolat dans une association ou un service municipal. Les conditions varient d’une ville à l’autre.
Pour vérifier si un tel dispositif existe près de chez toi, contacte directement ta mairie ou la maison des jeunes. Les bourses municipales sont souvent peu connues, donc peu sollicitées : tu as souvent toutes tes chances.
Les auto-écoles sociales et solidaires
Les auto-écoles solidaires sont des associations d’insertion qui proposent des formations au permis à tarif réduit. Elles s’adressent aux personnes en difficulté financière, sociale ou linguistique. Les tarifs sont généralement inférieurs de 30 à 50 % par rapport à une auto-école classique. Concrètement, tu peux obtenir ton permis B pour 800 à 1 000 € au lieu de 1 500 à 2 000 €.
Ta mission locale peut t’orienter vers une structure de ce type. Ces dispositifs s’inscrivent dans une logique de parcours emploi compétences pour favoriser ton insertion. D’ailleurs, le bénévolat lié à ces formations compte parfois comme expérience professionnelle valorisable sur ton CV.
Comment cumuler les aides : ta stratégie en 4 étapes
Voici la méthode la plus efficace pour réduire ton reste à charge au maximum. La plupart des aides sont cumulables entre elles, sauf indication contraire.
Étape 1 — Vérifie les aides locales
Rends-toi sur le site officiel de ta région ou utilise le simulateur 1jeune1permis sur 1jeune1solution.gouv.fr. Contacte aussi ta mission locale pour connaître les aides FAJ disponibles dans ton département. Toutes ces aides sont prioritaires car elles n’engagent aucun remboursement.
Étape 2 — Active le permis à 1 €/jour pour le reste
Si l’aide régionale ne couvre pas tout, le permis à 1 € par jour finance le reste à taux zéro. Les deux sont cumulables. Inscris-toi dans une auto-école labellisée et demande un devis avant de contacter ta banque. Compte 1 à 2 semaines pour obtenir l’accord bancaire.
Étape 3 — Mobilise ton CPF si éligible
Si tu es demandeur d’emploi inscrit à France Travail, connecte-toi sur moncompteformation.gouv.fr. Tu peux mobiliser jusqu’à 900 € pour le permis B. Toutefois, n’oublie pas que tu devras peut-être payer 30 % de reste à charge selon ta situation.
Étape 4 — Complète avec le microcrédit ADIE
S’il te reste un reste à charge important, le microcrédit ADIE peut combler le trou jusqu’à 8 000 €. C’est la dernière brique de la stratégie : tu n’y as recours que si les trois premières aides n’ont pas suffi.
Trois exemples concrets pour comprendre
💰 Léa, 23 ans, demandeuse d’emploi dans le Cantal. Elle combine le permis à 1 €/jour (1 200 € en prêt à taux zéro) avec une aide régionale de 800 €. Reste à charge réel : 250 €, étalés sur 40 mois. Son permis lui coûte donc 6,25 € par mois sans intérêts.
💰 Yanis, 19 ans, apprenti BTP à Lille. Il combine PERM26 Hauts-de-France (1 350 € car apprenti de moins de 18 ans à la signature) + aide Pro BTP (600 €). Pour une formation à 1 800 €, son reste à charge est nul : il économise même 150 € sur ses heures de conduite supplémentaires.
💰 Sarah, 22 ans, en CEJ à la mission locale de Marseille. Elle combine aide FAJ (700 €) + permis à 1 €/jour (1 000 €) + CPF (900 € car inscrite à France Travail). Sur une formation à 1 800 €, son reste à charge est de 0 €, et elle conserve même un crédit CPF disponible pour la suite. Pour identifier les structures partenaires près de chez toi, consulte notre annuaire des missions locales.
Récapitulatif : toutes les aides au permis en 2026
| Dispositif | Montant | Statut 2026 | Public visé |
|---|---|---|---|
| Aide 500 € apprentis | 500 € | ❌ Supprimée | Apprentis |
| Aide France Travail | 1 200 € | ❌ Supprimée | Demandeurs d’emploi |
| Permis à 1 €/jour | 600-1 200 € | ✅ Actif | 15-25 ans |
| Aide Hauts-de-France (PERM26) | 1 200-1 350 € | ✅ Actif | 16-25 ans région HDF |
| Chèque permis Île-de-France (LABAZ) | 1 000 € | ⏸️ Fermé 22/05/2026 (réouverture automne) | 18-25 ans franciliens |
| Aide Nouvelle-Aquitaine | 400-1 200 € | ✅ Actif (campagne sept. 2026) | 17-25 ans région NA |
| PASS’Région jeunes (AURA) | 200-500 € | ✅ Actif | 15-25 ans région AURA |
| CPF | Max 900 € | ⚠️ Restreint | DE / cofinancement employeur |
| Mission locale / FAJ | 500-1 200 € | ✅ Actif | 16-25 ans en insertion |
| OPCO / Pro BTP | 300-700 € | ✅ Actif | Apprentis BTP |
| Bourses municipales | 300-800 € | ✅ Actif | Selon commune |
| Microcrédit ADIE | Jusqu’à 8 000 € | ✅ Actif | Tous statuts (avec garant) |
Questions fréquentes sur le financement du permis en 2026
Est-ce que l’aide de 500 € pour les apprentis existe encore en 2026 ?
Non. L’aide de 500 € pour le permis B des apprentis a été supprimée par l’article 80 de la loi de finances 2026. La mesure est entrée en vigueur le 21 février 2026. Seuls les dossiers déposés avant cette date et transmis à l’ASP avant le 30 avril 2026 sont encore traités.
Quelles aides remplacent l’aide France Travail de 1 200 € ?
L’aide France Travail au permis a été supprimée le 1ᵉʳ avril 2026. France Travail oriente désormais ses bénéficiaires vers le CPF (plafonné à 900 €) et vers les aides régionales. Selon la région, les montants restent comparables voire supérieurs grâce aux dispositifs locaux comme PERM26 (1 200-1 350 € en Hauts-de-France) ou les aides Nouvelle-Aquitaine (jusqu’à 1 200 €).
Peut-on cumuler le permis à 1 € par jour et une aide régionale ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Le permis à 1 €/jour est un prêt à taux zéro, pas une subvention. Il se cumule donc avec les aides régionales, le FAJ, le CPF et les aides OPCO. Cette combinaison permet souvent de réduire le reste à charge à moins de 300 €.
Comment fonctionne le permis à 1 € par jour en 2026 ?
C’est un prêt à taux zéro garanti par l’État. Tu empruntes 600, 800, 1 000 ou 1 200 € auprès d’une banque partenaire (CIC, Crédit Agricole, Société Générale, etc.). Tu rembourses ensuite 30 € par mois sans intérêts. L’État paie les intérêts à ta place. Conditions : avoir entre 15 et 25 ans et s’inscrire dans une auto-école labellisée « École conduite qualité ».
Quel est le montant maximum du CPF pour le permis en 2026 ?
Le montant mobilisable est plafonné à 900 € pour les permis B, B1, A1 et A2. Cette restriction date du décret n° 2026-127 du 24 février 2026. Aucun plafond ne s’applique en revanche pour les permis poids lourds (C, D et dérivés). De plus, un reste à charge de 30 % s’applique depuis avril 2026 (sauf demandeurs d’emploi).
La mission locale peut-elle financer mon permis de conduire ?
Oui, dans plusieurs cas. La mission locale mobilise le Fonds d’aide aux jeunes (FAJ) jusqu’à 700 € en moyenne. Elle peut aussi intégrer le permis dans ton parcours CEJ (566,17 € par mois depuis avril 2026). Dans certains territoires, une aide spécifique permis peut atteindre 1 500 €. Pour trouver ta mission locale, consulte notre annuaire complet.
Que faire si l’aide LABAZ Île-de-France ferme le 22 mai 2026 ?
Si tu es francilien et tu remplis les conditions (18-25 ans en insertion professionnelle, code obtenu), dépose ta demande sur l’application LABAZ avant le 22 mai 2026 à 12h00. Une fois ce délai passé, le dispositif rouvrira sous une nouvelle forme à l’automne 2026, après les Assises de la Jeunesse. En attendant, mobilise le permis à 1 €/jour et le FAJ via ta mission locale.
Combien coûte vraiment un permis B en 2026 ?
Le coût moyen d’un permis B en France se situe entre 1 500 et 2 000 €. Ce tarif inclut le code (200-300 €), la formation pratique (20 heures minimum à 50-60 € de l’heure), les frais d’examen et les heures supplémentaires éventuelles. Dans les auto-écoles solidaires, le tarif peut descendre à 800-1 000 € pour les publics éligibles.
En résumé : ne reste pas seul face au financement
Oui, 2026 est une année compliquée pour financer son permis. La suppression de l’aide apprentis et de l’aide France Travail en quelques semaines a créé un vrai trou dans le budget de milliers de jeunes. La restriction du CPF accentue la difficulté. De plus, l’aide LABAZ Île-de-France ferme demain pour quelques mois.
Cependant, des solutions existent et restent accessibles. Les aides régionales prennent le relais, le permis à 1 € par jour reste universel pour les 15-25 ans, et les missions locales continuent d’accompagner les jeunes vers la mobilité. Le microcrédit ADIE peut compléter le financement quand les aides classiques ne suffisent pas.
Tu peux aussi bénéficier du parrainage à la mission locale pour te faire accompagner dans tes démarches administratives. Le parrainage te met en relation avec un professionnel qui t’aide à monter ton dossier et à identifier toutes les aides cumulables.
Pour aller plus loin sur les aides financières dont tu peux bénéficier en parallèle, consulte aussi nos guides sur les aides financières pour les jeunes, la garantie Visale pour le logement, les aides CAF avant 25 ans, la prime d’activité jeune et le RSA jeune actif.
Le plus important : ne reste pas seul face à cette question. Contacte ta mission locale. Un conseiller pourra t’aider à identifier toutes les aides cumulables dans ton département et monter ton dossier en quelques jours.
Tu veux trouver ta mission locale la plus proche ? Consulte notre annuaire sur mission-jeune.fr pour obtenir les coordonnées, les horaires et les contacts directs des conseillers près de chez toi.
Sources : Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 (articles 80 et 202) · Décret n° 2026-127 du 24 février 2026 · Délibération n° 2025-48 du 27 novembre 2025 (France Travail) · Région Île-de-France (iledefrance.fr, mise à jour 21 mai 2026) · Région Hauts-de-France (guide-aides.hautsdefrance.fr) · Région Nouvelle-Aquitaine (les-aides.nouvelle-aquitaine.fr) · Région Auvergne-Rhône-Alpes (plateformemobilite-ra.fr) · ADIE (adie.org) · Pro BTP (probtp.com) · Service-public.fr · Sécurité routière (securite-routiere.gouv.fr). Article mis à jour le 21 mai 2026.

